Faire de la monoparentalité une priorité sociale

 Faire de la  monoparentalité une  priorité sociale

Dans notre ville comme ailleurs, des milliers de familles font face seules au défi de l’éducation, de l’organisation du quotidien, et de la précarité. Les familles monoparentales – et tout particulièrement les mères seules – incarnent une réalité sociale croissante : aujourd’hui, une famille sur quatre en France est monoparentale, et près de 41 % des enfants issus de ces foyers vivent sous le seuil de pauvreté. Cette réalité ne saurait être traitée comme un simple effet secondaire des politiques familiales : elle doit être pensée comme un enjeu central de justice sociale, d’égalité de genre et de solidarité territoriale.

• Un foyer monoparental sur trois vit sous le seuil de pauvreté, soit un risque de précarité 2,5 fois plus élevé que pour les familles biparentales.
• Ces familles sont souvent dirigées par des femmes (~ 82 % dans certains dispositifs).
• Elles sont fréquemment confrontées à une double charge : le travail, la garde des enfants, l’organisation du foyer (la fameuse « charge mentale ») et l’isolement social.
• Sur le plan territorial, les politiques communales sont trop souvent dispersées : les villes sont encore peu préparées à adapter l’ensemble de leurs services publics (crèches, périscolaire, transports, logement…) à
cette réalité.

C’est pourquoi le Parti Socialiste appelle à faire de la condition des familles monoparentales une priorité politique.
Il est de notre devoir d’agir, d’expérimenter, d’engager les moyens pour que ces familles trouvent les réponses qu’elles attendent.

Des municipalités de gauche ont mis en œuvre des réponses concrètes :

• À Paris, un dispositif d’accompagnement global des familles monoparentales est financé depuis plusieurs années dans les quartiers populaires.
• À Ris-Orangis (Essonne), près de 30 % des foyers sont monoparentaux : la commune a adopté en 2024 un « statut communal » pour ces familles, assorti d’un plan de mesures.
• Dans plusieurs villes (Bordeaux, Montpellier, etc.), des points supplémentaires sont accordés dans certaines aides ou services à destination des familles monoparentales.

Ces initiatives montrent que la gauche municipale peut faire mieux que les logiques de réaction : elle peut anticiper, structurer et faire de la monoparentalité une ligne stratégique de politique publique.

La monoparentalité n’est pas un phénomène marginal ; elle constitue un défi pour notre territoire et pour notre projet de gauche. En tant que militants et élus socialistes à Nanterre, nous avons la responsabilité de donner à ces familles un véritable statut, des moyens effectifs et une place dans nos politiques publiques.
Notre ambition : que chaque enfant élevé dans une famille monoparentale à Nanterre puisse disposer des mêmes chances qu’un enfant d’une famille biparentale ; que chaque parent isolé puisse vivre dignement, travaille et participe à la vie de la cité.

C’est cela, la gauche solidaire : ne laisser personne au bord du chemin.

Je profite de cette tribune, pour vous souhaiter, au nom du groupe des élus socialistes et progressistes, de très belles fêtes de fin d’année.

Thèrèse Ngimbous Batjôm

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