Face aux inégalités, faire de la justice fiscale une priorité
Les inégalités de patrimoine n’ont jamais été aussi fortes.
En France, selon un récent rapport de l’INSEE, 10 % des ménages détiennent près de la moitié des richesses. Cette concentration extrême n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un système fiscal méthodiquement affaibli, où l’héritage et la rente pèsent davantage que le travail et le mérite.
Partout dans le monde, la même dynamique se poursuit : 10 % des plus riches possèdent 75 % du patrimoine total. Les travaux de Thomas Piketty et Gabriel Zucman montrent que la naissance et l’héritage déterminent de plus en plus le destin, au détriment de la mobilité sociale. La promesse républicaine d’égalité des chances s’efface ainsi au profit de la reproduction des privilèges.
La République n’a jamais promis l’égalité parfaite.
Mais elle a toujours affirmé qu’aucun destin ne devait être scellé d’avance. Aujourd’hui, ce pacte fondateur vacille.
Un pays qui refuse l’injustice fiscale
Les Français l’ont parfaitement compris :
- 65 % soutiennent une taxe sur les superprofits réalisés par les grandes entreprises pendant les crises ;
- 77 % souhaitent le rétablissement de l’Impôt sur la fortune (ISF).
Ces revendications ne sont pas des lubies militantes : elles sont majoritaires et populaires.
Et pourtant, elles sont systématiquement rejetées par la droite et l’extrême droite, arc-boutées sur la défense d’un modèle inégalitaire qui profite à une minorité.
La taxe Zucman : une mesure juste et efficace
Soutenue par les socialistes, la taxe Zucman garantit une contribution minimale de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches. Une mesure qui bénéficie d’un large soutien dans le pays : 86 % des Français y sont favorables.
Cette taxe repose sur un principe clair : garantir que les plus grandes fortunes contribuent effectivement à l’effort collectif. Sans être confiscatoire ni idéologique, elle refuse qu’un système d’optimisation fiscale permette d’échapper à l’impôt.
C’est une mesure de bon sens démocratique : il est inacceptable que des fortunes colossales contribuent proportionnellement moins que la majorité des citoyens.
Mais là encore, la droite et l’extrême droite ont dit non.
Non à la justice fiscale.
Non à la contribution des ultra-riches.
Non au financement durable des services publics et de la transition écologique.
Le service public local : notre rempart contre les fractures sociales
Au-delà des impôts, le plus solide rempart contre les inégalités reste le service public : éducation, santé, transports, culture, solidarité, infrastructures…
Chaque fois qu’une commune maintient une cantine accessible, un réseau de bibliothèques, un centre de santé ou du logement social, elle corrige les déséquilibres que le marché aggrave.
Chaque fois que le service public recule, ce sont les familles modestes qui paient la facture.
Le service public, c’est la République en actes.
Son affaiblissement, c’est l’abandon de ceux qui n’ont ni patrimoine, ni héritage, ni fortune.
À Nanterre, malgré les coupes budgétaires imposées par l’Etat, nous œuvrons à maintenir des services publics de qualité.
Rebâtir une République plus égalitaire
La concentration des richesses menace la cohésion nationale et le contrat social. Seule une politique résolue peut faire de la France un pays où le travail compte plus que la naissance, où chacun peut construire sa vie sans dépendre d’un héritage, et où l’État garantit l’égalité réelle.
La justice fiscale ne sert pas une minorité : elle protège l’avenir de tous.
En ce début d’année 2026, les élus du groupe socialiste vous présentent, à vous et à vos proches, leurs meilleurs vœux de bonheur, de santé et de réussite.
Les élus socialistes et progressistes de Nanterre
Didier DEBORD, Stéphanie LAMORA, Thérèse NGIMBOUS BATJÔM, Joseph NONGA, Nesrine REZZAG BARA, Vincent Soulage, Rachid TAYEB.