Conseil municipal du 4 octobre – Réponse de Didier Debord à la question orale d’un habitant

 Conseil municipal du 4 octobre – Réponse de Didier Debord à la question orale d’un habitant

Question de M. Daniel Lesage sur la stratégie vaccinale de la Ville

« Ma question porte sur la vaccination anti-covid à Nanterre.

Des efforts importants ont été faits, avec mise à dispositions de lieux où les habitants pouvaient se rendre pour être vacciné, et ça fonctionnait bien, ça fonctionne encore. Mais maintenant, on est face  un autre problème. Les gens qui étaient volontaires, ou ceux qui se sont décidés un peu contraints et forcés par la mise en place du passe sanitaire, ceux-là sont venus ou sont en train de venir. C’est en cours.

Reste les personnes qui sont globalement loin du système de santé, qui sont un peu à l’écart du système de santé, pour qui la vaccination est quelque chose d’assez inconnu. C’est maintenant vers ces gens-là qu’il faut aller, les personnes âgées isolées, les migrants, toute une série de publics qui nécessitent qu’on aille vers eux.

Je voulais savoir quel est la stratégie de la municipalité par rapport à ce problème. »

 

Réponse de Didier Debord

Bonsoir Monsieur Lesage,

Merci pour votre question qui recoupe une des principales préoccupations de la Ville, concernant la vaccination, mais que l’on pourrait étendre à l’ensemble de la politique municipale en matière de santé : comment soigner ceux qui négligent leur santé ? Comment vacciner ceux qui, sans refuser la vaccination, ne se font pas vacciner ?

Car pour ce qui est des réfractaires irréductibles à la vaccination, ceux qui sont dans le déni de l’épidémie et relaient les thèses complotistes, il n’y a pas grand-chose à faire.

En revanche, plus préoccupante est la non-vaccination de ceux qui, sans être contre la vaccination, n’en font pas une priorité et considèrent, à tort, que la vaccination peut se passer d’eux. Ou bien ceux qui attendent de voir. Ceux qui, plus globalement, négligent de prendre soin d’eux, de faire soigner leurs dents, ou leur diabète, ou leur hypertension, etc.

Quelques données objectives pour commencer.

D’après les derniers chiffres communiqués par l’Assurance-maladie, au 5 septembre, 53 850 Nanterriens étaient vaccinés, soit 56% de la population. 42% de ces Nanterriens vaccinés l’ont l’été  dans le centre de vaccination mis en place par la Ville et l’ARS, qui continue aujourd’hui de vacciner autour de 600 personnes par semaine.

Il existe de grandes disparités selon les classes d’âge : 15% des moins de 20 ans sont vaccinés, 66% des 20 à 39 ans, 75% des 40 à 54 ans, 79% des 55 à 74 ans, un taux qui retombe à 76% pour les plus de 75 ans.

Le taux de vaccination des plus de 75 ans, qui sont les plus à risque, est inquiétant, d’une part parce qu’il est plus faible que celui des classes d’âge plus jeunes, et d’autre part, parce qu’il évolue peu.

Il existe également des disparités par quartier : sans surprise, les quartiers populaires sont moins vaccinés que les autres quartiers.

Les efforts de la Ville portent donc, en priorité, sur les personnes âgées, souvent isolées, qui vivent dans les quartiers populaires.

Le  Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique et le CCAS ont été mobilisés pour que lors des appels téléphoniques en direction des personnes âgées et des portages de repas, soient  évoqués la vaccination et proposés une prise de rendez-vous, avec – selon les situations – la possibilité d’organiser le transport vers le centre de vaccination, voire la vaccination à domicile.

Par ailleurs, nous avons embarqué les professionnels de santé, les pharmaciens, les mairies de quartier et les associations de quartier pour convaincre les hésitants, avec un accès direct et sans rendez-vous au centre de vaccination pour ceux qui se décident à franchir le pas.

Nous comptons également sur le déploiement en ville du vaccin Pfizer à compter du 1er octobre, avec le recensement, par le biais de la Communauté professionnelle territoriale de santé des cabinets médicaux et des pharmacies qui proposeront la vaccination au Pfizer.

Enfin, un travail a également été fait en direction des foyers de migrants, qui est un autre public difficile à atteindre, avec des campagnes de vaccinations dans les foyers.

Je vous remercie.

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