Conseil municipal du 21 mars – Intervention de Didier Debord

 Conseil municipal du 21 mars – Intervention de Didier Debord

Construire un budget ambitieux, cohérent et conforme aux valeurs que nous portons depuis un certain temps maintenant, requiert du compromis, de l’actualisation parfois mais avant tout de la cohérence, à toute épreuve.

Du compromis tout d’abord. Le contexte que nous connaissons nous a incité le plus souvent à faire des choix. Je pense qu’il n’est pas inopportun de le rappeler, nous élaborons notre stratégie budgétaire dans un contexte fiscal et financier défavorable, marqué par une baisse continue des dotations de l’État et une hausse de la péréquation qui, d’année en année, ne fait que réduire les marges de manœuvre de la Ville, privant les Nanterriennes et les Nanterriens d’une manne financière conséquente. A titre d’illustration, et pour que chacune et chacun saisisse l’ampleur de la situation que nous dénonçons, les 22 millions d’euros amputés cette année, au titre de la péréquation, sur les finances de notre collectivité, correspondent en matière d’investissement, à la construction d’un groupe scolaire et d’un centre de loisirs. A cela, s’ajoute une ponction de plus 18 millions d’euros en seulement neuf ans des dotations sur le budget communal. Cette perte, qui représente 180 euros/habitant, de par sa brutalité et son ampleur, pourrait de nouveau, dans les années à venir et dans le cadre de futures lois de finances obligeant les collectivités territoriales à participer à l’équilibre budgétaire national, mettre en cause l’autonomie financière de notre ville. Cette perspective, vous l’aurez compris, est purement et simplement inenvisageable pour les élus que nous sommes.

Ce qu’il convient d’appeler un hold-up constitue un manque à gagner conséquent pour notre commune, contrainte d’adapter, de mettre à niveau, actualiser sa ligne budgétaire. Une réflexion a été mené, ces derniers mois, conduisant en premier lieu à une stabilisation de la masse salariale, de l’ordre de 123,5 millions d’euros. Elle intervient dans un contexte marqué par la récente mise en place du nouveau régime indemnitaire (le RIFSEEP) mais également une augmentation des besoins en personnel à destination des plus fragiles dans le cadre de la crise sanitaire. Elle valide, tout particulièrement, la stratégie de la municipalité en matière de gestion des services publics avec pour mot d’ordre : privilégier les modes les plus moins onéreux tout en proposant des prestations de haut niveau et surtout accessibles. Je pense notamment, en guise d’exemple, à l’autonomisation des salles municipales ou bien encore à l’externalisation des lingeries dans les établissements de petite enfance. Nous n’avons pas à rougir de cette approche, plus que pertinente à mes yeux, qui nous a permis de mieux suivre et maitriser nos dépenses tout en garantissant un service de qualité à nos concitoyennes et concitoyens.

C’est dans cette optique qu’il convient de considérer la hausse – modérée – de la taxe sur le foncier bâti cette année. Pour rappel, cette revalorisation, de l’ordre de 1,3 point soit 36 euros en moyenne par propriétaire, permettra, en premier lieu, de poursuivre les engagements que nous avons pris auprès des Nanterriennes et Nanterriens dans le cadre du contrat qui nous lie à eux depuis le début de cette mandature. Je tiens particulièrement à ce terme de contrat car il s’agit bel et bien d’un acte qui s’est conclu avec nos concitoyens, un acte que nous entendons toujours respecter et honorer, avec cohérence et fidélité à nos idées. Cette attitude, nous l’avions affiché au plus fort de la crise sanitaire avec le maintien des services publics et le déploiement de dispositifs et mesures exceptionnels comme par exemple, l’ouverture du centre de vaccination. Le budget que nous vous présentons confirme cet état d’esprit qui nous anime, les faits parlent d’eux-mêmes ! Citons, à tout seigneur tout honneur, un secteur qui m’est cher la santé avec le lancement dès cette année, au square Lebon, du nouveau centre de santé qui ouvrira ses portes en 2024. Citons également notre soutien au secteur associatif qui ne faiblit pas en 2022, bien au contraire ! En matière de sécurité et de prévention – mais je pense que Nesrine vous en dira davantage – là aussi nous n’avons pas à rougir avec le déploiement de la police municipale et la vidéoprotection. Citons pour finir, la Petite enfance avec la rénovation de la crèche des Pâquerettes et la création du multi-accueil aux Provinces françaises, les mobilités avec le Plan vélo ou encore la réalisation du parking des Groues, le soutien au tissu économique de notre ville sans oublier le programme de rénovation urbaine qui améliorera concrètement et profondément la vie de nos quartiers.

C’est pour toutes ces raisons et au regard de notre ambition réaffirmée de faire de Nanterre, une ville pour toutes et tous que le groupe socialiste et progressiste votera sans réserve le budget qui nous est présenté ce soir. Un budget qui s’inscrit dans l’après-COVID, fidèle à notre seule préoccupation première : agir au nom des Nanterriennes et Nanterriens.

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