Conseil du municipal du 4 décembre – Réponse de Nesrine Rezzag Bara à une question d’une habitante

 Conseil du municipal du 4 décembre – Réponse de Nesrine Rezzag Bara à une question d’une habitante
Question de Mme FRESNET sur la sécurité dans le tunnel sous le RER A à la gare « Nanterre-Ville »

Bonjour

La situation dans le tunnel sous le RER A Nanterre Ville s’est dégradée depuis l’été. Le tunnel est de plus en plus occupé par des trafics en tous genres. Nous demandons à nos enfants de ne plus y passer. Cette situation est indigne. Par exemple, lundi une altercation violente a éclaté entre les membres du groupe en fin de journée.

Que comptez-vous faire ? 

Réponse de Nesrine REZZAG BARA

Madame FRESNET, mesdames, messieurs, chers collègues,

Sachez que nous sommes parfaitement conscients de la situation et en contact régulier avec le commissaire de Nanterre qui déploie ses effectifs sur place quotidiennement. La responsabilité de la sécurité et la lutte contre les trafics en tous genres est en effet prioritairement du ressort de la Police nationale avec laquelle la Ville coopère étroitement, mais à laquelle elle ne peut se substituer.

À ce jour, ce sont plus de 60 opérations qui ont été montées par les forces de l’ordre, lesquelles ont procédé à plus de 100 interpellations depuis le 1er janvier 2023, assorties, pour certaines, de placements en garde à vue. Parallèlement, près de 2 000 paquets de cigarettes ont été saisis et près de 6 000 € en espèces.

De notre côté, pour contribuer à endiguer ce phénomène et améliorer la tranquillité publique autour de la gare, nous avons renforcé notre dispositif de vidéo-surveillance qui permet aux forces de l’ordre de visionner en direct les images captées par les caméras, ces dernières étant directement reliées au commissariat de Nanterre facilitant sa réactivité et contribuant au travail d’enquête.

Il y a un peu plus de six mois, la ville a ainsi installé 2 caméras supplémentaires aux abords de la gare Nanterre-Ville, portant à 6 le nombre de caméras implantées dans ce secteur permettant désormais d’observer l’ensemble des rues adjacentes à la gare RER.

Parallèlement, la municipalité mobilise également ses agents, qu’ils soient médiateurs ou policiers municipaux, lesquels interviennent chaque jour dans ce périmètre, non seulement pour être en contact avec la population et la rassurer, mais également pour contribuer à évincer les contrevenants.

Concrètement, les médiateurs de jour passent a minima quatre fois par jour dans ce secteur, tandis que les médiateurs de nuit effectuent au moins deux passages en soirée, et ce, jusqu’à 1 heure du matin.

S’il n’est pas de son ressort d’appréhender les vendeurs à la sauvette, la Police municipale a procédé à plus de 80 évictions de vendeurs à la sauvette et contribué à la saisie plus de 200 paquets de cigarettes.

Dès le début du phénomène qui n’est pas propre à Nanterre, nous avons par ailleurs interpellé les ministres de l’Intérieur et de la Justice, les alertant sur les désagréments et les troubles générée par cette situation, dans une zone où les espaces publics sont contraints et où les possibilités de circuler laissées aux piétons sont restreintes, alors que les usagers de la gare viennent à pied pour 84% d’entre eux.

Nous avons parallèlement saisi le Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, car le Département héberge des mineurs isolés dans un hôtel situé à proximité de la gare sans véritable accompagnement social, alors même que cette prise en charge relève de sa responsabilité. Or, cette situation contribue à la dégradation du climat dans le secteur et fournit aux réseaux de contrebande un potentiel de main d’œuvre de proximité susceptible de faciliter le trafic, et avec lui les dégradations et incivilités.

A nos yeux, le Département doit aussi agir car il est évident que les hôtels ne sont pas des modes d’hébergement adaptés à la protection de ces mineurs et qu’un véritable accompagnement social, éducatif, médical et administratif devrait être mis en place pour que ces jeunes gens ne soient pas livrés à eux-mêmes mais protégés comme il se doit.

Nous savons bien, par ailleurs, que les réponses pénales en la matière sont peu dissuasives, bien que la vente à la sauvette constitue, depuis 2019, un délit passible d’une peine de 6 mois d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende. C’est pourquoi le maire de Nanterre a également interrogé récemment le Parquet à ce sujet, qui lui a répondu qu’il travaillait à appliquer des peines complémentaires adaptées, notamment en direction des têtes de réseau.

Comme vous le constatez, la municipalité, en lien avec la Police nationale, la Justice, et en alertant les acteurs impliqués, s’emploie à circonscrire le phénomène préoccupant que vous décrivez par tous les moyens mis à sa disposition et qui sont de son ressort.

Bien qu’il s’agisse d’un travail de longue haleine, nous sommes déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour endiguer cette situation et étudions d’ailleurs actuellement d’autres possibilités, entrant dans le champ des compétences de la Ville afin d’améliorer la qualité de vie dans ce secteur en intervenant notamment sur le passage souterrain, très difficile à surveiller compte-tenu de sa configuration.

Pour votre parfaite information, sachez que ce passage sera à terme rénové dans le cadre du projet de réaménagement des abords de la gare Nanterre-Ville et que les difficultés actuellement constatées sont d’ores et déjà prises en considération dans ce projet de rénovation.

Madame FRESNET, mesdames, messieurs, chers collègues, je vous remercie

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